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Le patrimoine culturel immatériel au Maroc Numéro thématique de la revue de la Société Marocaine d’Archéologie et du Patrimoine (SMAP) « Le Jardin des Hespérides »

Le patrimoine culturel immatériel au Maroc

Numéro thématique de la revue de la Société Marocaine d’Archéologie et du Patrimoine (SMAP)

« Le Jardin des Hespérides »

Appel à contributions

Le « patrimoine culturel immatériel » est un concept créé par l’UNESCO lors de l’adoption de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel en 2003. Il s’agit des traditions et expressions orales, des arts du spectacle, des pratiques sociales, des évènements festifs, des connaissances relatives à la nature et à l’univers ainsi que des savoir-faire liés à l’artisanat. On y inclut la danse et la musique, l’art culinaire, les jeux traditionnels, les rites et les coutumes, les processions et les carnavals, les compétences et les connaissances issues de la tradition. En font également partie les instruments, les objets, les artefacts et les espaces culturels qui leurs sont associés, à l’image de la Place Jemaâ el-Fna ou des instruments et des costumes des musiciens Gnaouas.

Au Maroc, un service des us et coutumes existait au sein du département de la Culture depuis les années 1980. L’inventaire du patrimoine culturel immatériel, au sens de l’UNESCO, est entamé à partir de la ratification en 2006 de la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Le département de l’artisanat s’intéresse aux savoirs et savoir-faire liés aux métiers, en particulier à travers l’inventaire et la labellisation. Neuf éléments sont inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité : Les savoirs, savoir-faire et pratiques liés à la production et à la consommation du couscous, les Gnaoua, les connaissances, savoir-faire, traditions et pratiques associés au palmier dattier, la fauconnerie, un patrimoine humain vivant, l’argan, pratiques et savoir-faire liés à l’arganier, la diète méditerranéenne, le festival des cerises de Sefrou, l’espace culturel de la place Jemaa el-Fna et le Moussem de Tan-Tan. La Taskiwin, danse martiale du Haut-Atlas occidental est inscrite sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.

Le patrimoine culturel immatériel n’existe que par les communautés, les groupes, et parfois, les individus, qui en assurent la pratique et/ou la transmission. Les actions de sauvegarde ne peuvent donc aboutir qu’en s’appuyant sur la pleine participation de ces communautés. Ce sont elles les gardiennes des pratiques, des savoirs et des connaissances. Force est cependant de constater qu’elles ne disposent pas toujours des moyens leur permettant de continuer à pratiquer et à transmettre leur patrimoine culturel immatériel. En l’absence d’une politique mise en place par les pouvoirs publics à cette fin aux niveaux central, régional et local, des pans entiers de ce patrimoine sont aujourd’hui menacés de disparition. En même temps, une politique a besoin de la connaissance et de l’expertise pour être éclairée sur les décisions les plus appropriées à prendre en vue de le sauvegarder.

Aussi, ce numéro thématique (n°12) appelle des contributions pour dresser un état des lieux de la connaissance et de la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Les textes, accompagnés dans la mesure du possible d’illustrations, sont de 12 000 signes (environ quatre pages). La date limite pour la soumission des textes est fixée au 30 avril 2021.

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